Tout d'abord je voulais vous remercier d'être de plus en plus nombreux à me lire, j'espère que vous passez autant de bon
temps que moi ici....
Bon peut -être pas autant mais allez.... un peu quand même non?
Le fait d'être en UNE Hellocoton aide beaucoup, mais au delà de ça, je prends de plus en plus de plaisir à écrire et à mieux
construire mes articles.
En somme, j'espère que vous reviendrez me voir!
Ensuite je voulais annoncer l'ouverture de ma page Facebook, qui vous permettra de voir directement les derniers articles
publiés et de les partager plus facilement: c'est ici!
En dernier lieu, je signale que malgré des cours du soir, une étude approfondie du Bescherelle et de multiples relectures,
certaines fautes d'orthographes persistent et signent, si vous en trouvez, éradiquez les en m'envoyant un petit message!
Bonne soirée!
Avec cet ancien article, j'ai pu laisser à penser que
les clients ne vous parlaient que lorsqu'ils cherchaient les toilettes. Ce n'est pas le cas. Ils vous cherchent avec ardeur et émotion lorsqu'il se produit un fait fréquent dans la restauration
rapide :
L'aspiration inexorable d'objets de valeur aléatoire mais d'importance capitale dans la
poubelle.
Entre autres, des clefs de maison, de voiture, des téléphones portables, la coque de téléphone portable, des tétines, des
cartes bleues, des cartes vitales, des cartes de transport et j'en passe...
Étant peu attachée aux biens matériels en règle générale (cf) c'est quelque chose que de base, j'ai du mal à
comprendre, mais quand en plus il faut aller récupérer les objets au fond d'une poubelle je dis STOP.
Ah non mais parce que vous croyiez qu'ils cherchaient par eux même?!!
Il vous faut redescendre sur terre tout de suite! En fait, voilà comment cela se passe dans 90% des cas. (Et c'est la triste
vérité.)
Tandis que vous travaillez dans la joie et la bonne humeur inhérente au nettoyage d'une salle pleine à craquer de clientèle
se souciant peu de vous ainsi que du sens du mot propreté, un client vient vous voir en courant... (Enfin, soyons honnête, après avoir mangé au fast food la plupart des clients trottent,
trottinent, voire marchent à peine plus vite que d'habitude... Mais ils ne courent pas.) Voilà une envie qui doit être pressante pensez vous, et vous amorcez aussitôt la conversation avec le
client par un "Bonjour, les toilettes sont par....
-Ah Madame je vous cherchais partout! (L'effet uniforme de restauration rapide, tu te prends aussitôt un "Madame" dans la
tronche, ça te vieillit de 20 ans.)
-Ah? (Un amoureux transi? Un incendie? Une chute de boisson? Une bagarre? Un ticket gagnant de l'euromillion?)
-Je crois que j'ai fait tomber mon téléphone/mes clefs/ma carte dans la poubelle!
-....... (Oui, vous en restez sans voix! C'est l'appréhension de ce qui va suivre qui vous tyrannise.)
-....... (Du coup il ose plus parler lui non plus, sa demande était implicite à son cri de désespoir.)
-Bon! Elle est où cette poubelle?"
Et vous voilà partis tous les deux, vers des aventures pleines de déchets et de restes de sandwichs à moitié mangés. Il vous
emmène (le brave client!) vers la poubelle en question et vous vivez alors un instant de grâce, un de ces instants qu'on ne peut décrire parce que c'est du silence, du rien, du vide, de
l'intersidéral. C'est un regard vers le client qui lance un regard vers vous et la compréhension instinctive que cet échange est sans appel, que vous avez franchi le point de non retour,
l'instant où vous ne pouvez plus faire comme si de rien n'était. Alors, prenant votre courage et tout ce qu'il peut vous rester d'estomac à deux mains, vous vous lancez dans la
fouille méthodique de la poubelle, devant le client qui vous regarde.
Qui vous regarde.
Qui vous regarde.
Qui vous regarde.
....
(Ouais je me crois dans un Long dimanche de fiançailles)
"Ah! Excusez moi! En fait il était dans ma poche!!!"
Pour celles et ceux qui ont l'immense privilège de travailler comme moi au sein de la restauration rapide,
vous n'êtes pas sans savoir Ô combien cette révélation du client, débarquant alors que vous aviez les bras recouvert de liquides poisseux peut énerver. Les insultes fusent dans votre cerveau mais
votre bouche esquisse un sourire et vous vous contentez de répéter bêtement, tel un robot "Ah très bien Monsieur, me voilà rassurée." (Un robot idiot avec ça.)
Gardez votre rage bien au fond de vous car aujourd'hui je vais vous apprendre à vous débarrasser des clients n'ayant tout
simplement pas bien regardé au fond de leurs poches.
Dorénavant lorsqu'un client viendra vous voir pour vous demander le plus naturellement du monde de fouiller dans une
poubelle, proposez lui aussitôt d'aller lui chercher des gants et de l'installer dans un coin tranquille. Dans cette tirade intégrez le fait que vous avez bien trop de travail pour vous en
occuper maintenant. Le client prendra alors conscience qu'il ne veut pas faire cela, mais alors pas du tout. D'un coup il y regardera à deux fois avant d'accepter votre
proposition et mettra beaucoup plus de coeur à chercher sous les tables ou à se remémorer si par hasard l'objet en question ne serait pas resté dans la voiture.
Il faut que vous compreniez quelque chose de très important, le client se répugne à le faire mais garde
bonne conscience en vous regardant triturer une poubelle sous le pretexte fallacieux que c'est votre travail.
Ce n'est pas votre travail.
Vous n'avez pas à accepter de plonger vos mains dans des résidus de graisses et de boissons. Vous n'avez pas de temps à
consacrer à ce type d'activité qui, de plus peut parfois se révéler dangereuse, en témoigne le kit de seringue que j'ai trouvé il y a quelques jours dans les toilettes. Et
surtout vous n'avez pas à le faire pour "vérifier" que l'objet n'est pas tombé dans la poubelle.
Entre nous, vous reconnaîtrez aisément ceux qui en sont sûrs. Les heureux maladroits qui ont vu leur
téléphone tomber trop tard. Ce sont les seuls à se proposer pour fouiller eux mêmes. Aidez les, ne crachez pas sur la gentillesse d'un client, cette dernière se fait si rare de nos jours.
Aimez vos clients, enfin....ceux qui vous aiment.
Derniers Potins